Hubert-Félix
Thiéfaine, HFT pour ses fidèles, est le plus célèbre «inconnu» de la chanson
française. L’exemple même de l’artiste qui s’est imposé sur la durée, en dépit
de l’assourdissant silence des médias. L’homme, il est vrai, n’est pas
confortable, prévisible, Formaté. Son écriture bouscule la norme. A cent lieues
des clichés d’usage, elle flirte avec le surréalisme, se délecte des mots qui
tapent, fouille les plaies d’enfance, renvoie l’homme à son absurdité, tempête
contre un monde désespérément bancal, va l’amble entre dérision vitale et
colère inextinguible. Musicalement, c’est le rock qui habille le plus souvent
les noires humeurs du poète électrique.
Parce
qu’il est totalement sincère, parce que son grain de folie n’est pas une
posture, parce que la souffrance et la solitude ne sont pas pour lui des
compagnons de circonstance, Thiéfaine a fait de ce détonant cocktail un style
qui, paradoxalement, parle à une foule d’admirateurs en constant renouvellement
depuis trente ans. En témoignent ses albums, régulièrement certifiés or, et les
salles pleines devant lesquelles il continue à se produire. Son Bercy à
guichets fermés de 1998 a
encore renforcé sa légende d’électron libre et compliqué un peu plus la tâche
de ceux qui tentent de décrypter l’énigme.
Artiste « culte » s’il en est, Hubert-Félix Thiéfaine n’a aucun clone mais, parmi la relève, de brillants fils spirituels qui commencent à revendiquer son importance dans leur parcours. Voici donc la chronique des jours d’orage d’un inconsolable rebelle qui aime Ferré, Dylan, les Rolling Stones, la littérature américaine, les alcools blancs, les piments rouges et le silence des forêts.
Longtemps chroniqueur culturel au
quotidien Ouest-France, membre du comité de rédaction de la revue Chorus depuis
sa création, Jean Théfaine est considéré comme une référence en matière de
chanson française, de rock et de musiques du monde
Description:
Hubert-Félix Thiéfaine, HFT pour ses fidèles, est le plus célèbre «inconnu» de la chanson française. L’exemple même de l’artiste qui s’est imposé sur la durée, en dépit de l’assourdissant silence des médias. L’homme, il est vrai, n’est pas confortable, prévisible, Formaté. Son écriture bouscule la norme. A cent lieues des clichés d’usage, elle flirte avec le surréalisme, se délecte des mots qui tapent, fouille les plaies d’enfance, renvoie l’homme à son absurdité, tempête contre un monde désespérément bancal, va l’amble entre dérision vitale et colère inextinguible. Musicalement, c’est le rock qui habille le plus souvent les noires humeurs du poète électrique.
Parce qu’il est totalement sincère, parce que son grain de folie n’est pas une posture, parce que la souffrance et la solitude ne sont pas pour lui des compagnons de circonstance, Thiéfaine a fait de ce détonant cocktail un style qui, paradoxalement, parle à une foule d’admirateurs en constant renouvellement depuis trente ans. En témoignent ses albums, régulièrement certifiés or, et les salles pleines devant lesquelles il continue à se produire. Son Bercy à guichets fermés de1998 a
encore renforcé sa légende d’électron libre et compliqué un peu plus la tâche
de ceux qui tentent de décrypter l’énigme.
Artiste « culte » s’il en est, Hubert-Félix Thiéfaine n’a aucun clone mais, parmi la relève, de brillants fils spirituels qui commencent à revendiquer son importance dans leur parcours. Voici donc la chronique des jours d’orage d’un inconsolable rebelle qui aime Ferré, Dylan, les Rolling Stones, la littérature américaine, les alcools blancs, les piments rouges et le silence des forêts.
Longtemps chroniqueur culturel au quotidien Ouest-France, membre du comité de rédaction de la revue Chorus depuis sa création, Jean Théfaine est considéré comme une référence en matière de chanson française, de rock et de musiques du monde