De
Kipling à Colette, en passant par Maurice Genevoix, saris parler des poètes.
le chat a inspiré des pages impérissables. Cette grâce sans pareille, cette
royale fierté, cette tendresse rétractile, et par-dessus tout une indocilité
forcenée, unie à la mystérieuse réserve des divinités, tout cela qui nous
réduit à l'esclavage, nous humains, tout cela a été décrit, dénoncé, pénétré,
par les talents les plus dissemblables, et les plus authentiques.
Or, voici qu'une nouvelle venue, Berthe Baraduc, apporte elle aussi sa
contribution à une littérature qui réclame non seulement la divination, non
seulement l'amour, niais une haute qualité d'écriture.
Miniki toute seule est une histoire exquisément contée, l'histoire d'une
chatte que ses maitres abandonnent, presque toute l'année, dans leur domaine
campagnard -- et qui découvre le jardin et ses hôtes : les tortues. le rat,
le rossignol. Qui découvre les joies farouches de la solitude. Il y a là un
trésor d’observations ravissantes et profondes, une poésie pleine de
sourires, on ne sait quelle grâce neuve, qui mériterait une audience
innombrable : celle de tous ceux qui nourrissent pour l'espèce chat cette
tendresse presque poignante qu'elle est peut-être seule à inspirer.
Journal Marianne, 10 mars 1937
De Kipling à Colette, en passant par Maurice Genevoix, saris parler des
poètes. le chat a inspiré des pages impérissables. Cette grâce sans pareille,
cette royale fierté, cette tendresse rétractile, et par-dessus tout une
indocilité forcenée, unie à la mystérieuse réserve des divinités, tout cela
qui nous réduit à l'esclavage, nous humains, tout cela a été décrit, dénoncé,
pénétré, par les talents les plus dissemblables, et les plus
authentiques.
Or, voici qu'une nouvelle venue, Berthe Baraduc, apporte elle aussi sa
contribution à une littérature qui réclame non seulement la divination, non
seulement l'amour, niais une haute qualité d'écriture.
Miniki toute seule est une histoire exquisément contée, l'histoire d'une
chatte que ses maitres abandonnent, presque toute l'année, dans leur domaine
campagnard -- et qui découvre le jardin et ses hôtes : les tortues. le rat,
le rossignol. Qui découvre les joies farouches de la solitude. Il y a là un
trésor d’observations ravissantes et profondes, une poésie pleine de
sourires, on ne sait quelle grâce neuve, qui mériterait une audience
innombrable : celle de tous ceux qui nourrissent pour l'espèce chat cette
tendresse presque poignante qu'elle est peut-être seule à inspirer.
Journal Marianne, 10 mars 1937
Prix Dodo de 1937 - Illustrations de
Pierre Collot
Description:
Or, voici qu'une nouvelle venue, Berthe Baraduc, apporte elle aussi sa contribution à une littérature qui réclame non seulement la divination, non seulement l'amour, niais une haute qualité d'écriture.
Miniki toute seule est une histoire exquisément contée, l'histoire d'une chatte que ses maitres abandonnent, presque toute l'année, dans leur domaine campagnard -- et qui découvre le jardin et ses hôtes : les tortues. le rat, le rossignol. Qui découvre les joies farouches de la solitude. Il y a là un trésor d’observations ravissantes et profondes, une poésie pleine de sourires, on ne sait quelle grâce neuve, qui mériterait une audience innombrable : celle de tous ceux qui nourrissent pour l'espèce chat cette tendresse presque poignante qu'elle est peut-être seule à inspirer.
Journal Marianne, 10 mars 1937
De Kipling à Colette, en passant par Maurice Genevoix, saris parler des poètes. le chat a inspiré des pages impérissables. Cette grâce sans pareille, cette royale fierté, cette tendresse rétractile, et par-dessus tout une indocilité forcenée, unie à la mystérieuse réserve des divinités, tout cela qui nous réduit à l'esclavage, nous humains, tout cela a été décrit, dénoncé, pénétré, par les talents les plus dissemblables, et les plus authentiques.
Or, voici qu'une nouvelle venue, Berthe Baraduc, apporte elle aussi sa contribution à une littérature qui réclame non seulement la divination, non seulement l'amour, niais une haute qualité d'écriture.
Miniki toute seule est une histoire exquisément contée, l'histoire d'une chatte que ses maitres abandonnent, presque toute l'année, dans leur domaine campagnard -- et qui découvre le jardin et ses hôtes : les tortues. le rat, le rossignol. Qui découvre les joies farouches de la solitude. Il y a là un trésor d’observations ravissantes et profondes, une poésie pleine de sourires, on ne sait quelle grâce neuve, qui mériterait une audience innombrable : celle de tous ceux qui nourrissent pour l'espèce chat cette tendresse presque poignante qu'elle est peut-être seule à inspirer.
Journal Marianne, 10 mars 1937
Prix Dodo de 1937 - Illustrations de Pierre Collot