Anne-Lise
Grobéty, écrivaine suisse (1949-2010) a reçu le prix Rambert en 1986 pour
cette magnifique nouvelle qu’est La Fiancée d’hiver. Georges Anex, du Journal
de Genève, en donne cette magnifique critique :
« [...] Enfin, le plus beau de ces textes, celui qui s’intitule La Fiancée
d’hiver, donne toute la mesure d’un talent d’écrivain, sa liberté, sa
mobilité, en une sorte d’incantation baroque et passionnée qui intègre à son
élan les écarts de la syntaxe ou du vocabulaire. Passent les saisons, les
visages, la fiancée d’été court plus vite que l’eau, celle d’automne est une
bourrasque de rires et de frissons, celle de printemps s’enfuit gaiement sous
la pluie, celle d’hiver… Il faudrait citer en entier ces pages haletantes et
frondeuses. On songe parfois au Blason des fleurs et des fruits d’Éluard. Ou
à la simplicité solennelle d’autres poèmes : « Votre nom s’écrit dans la
bulle de mon haleine chaque fois que je respire. Votre nom s’écrit dans
l’empreinte de mes pas. »
Description:
« [...] Enfin, le plus beau de ces textes, celui qui s’intitule La Fiancée d’hiver, donne toute la mesure d’un talent d’écrivain, sa liberté, sa mobilité, en une sorte d’incantation baroque et passionnée qui intègre à son élan les écarts de la syntaxe ou du vocabulaire. Passent les saisons, les visages, la fiancée d’été court plus vite que l’eau, celle d’automne est une bourrasque de rires et de frissons, celle de printemps s’enfuit gaiement sous la pluie, celle d’hiver… Il faudrait citer en entier ces pages haletantes et frondeuses. On songe parfois au Blason des fleurs et des fruits d’Éluard. Ou à la simplicité solennelle d’autres poèmes : « Votre nom s’écrit dans la bulle de mon haleine chaque fois que je respire. Votre nom s’écrit dans l’empreinte de mes pas. »