Une vie au goulag, récit autobiographique de Dimitri Vitkovski, est un document exceptionnel, cité par Alexandre Soljenitsyne en ouverture de L’Archipel du Goulag.
Tout oppose, cependant, Soljénitsyne et Vitkovski : si le premier est révolté, le second évoque, avec lyrisme et humour, sa vie brisée par le système. Ce qui frappe d’abord, lorsqu’on lit Vitkovski, c’est le ton du
récit. D’une grande concision, sans aucun pathos, mais aussi lyrique, d’un lyrisme unique dans la littérature concentrationnaire.
Écrit dans les années soixante, ce récit décrit, sur près de trente ans, une vie de captivité entrecoupée de très courts répits de liberté – déportation dans les profondeurs des forêts sibériennes, travail de bagnard
dans les îles Solovki, tortures, interrogatoires, peur et survie. Dimitri Vitkovski, ingénieur devenu zek, accusé sans preuves mais lourdement condamné, retrace le monde des persécuteurs et des prisonniers mais aussi, avec une sensibilité de poète, la taïga sibérienne au printemps, la lumière irréelle qui se dégage de la mer Blanche aux îles Solovki, ou une aurore boréale.
Un document pionnier, un petit chef-d’œuvre.
Préface de NICOLAS WERTH, historien internationalement reconnu de l’URSS stalinienne, et avant-propos d’Anna Pilkington, fille de Dimitri Vitkovski.
Description:
Une vie au goulag, récit autobiographique de Dimitri Vitkovski, est un document exceptionnel, cité par Alexandre Soljenitsyne en ouverture de L’Archipel du Goulag.
Tout oppose, cependant, Soljénitsyne et Vitkovski : si le premier est révolté, le second évoque, avec lyrisme et humour, sa vie brisée par le système. Ce qui frappe d’abord, lorsqu’on lit Vitkovski, c’est le ton du récit. D’une grande concision, sans aucun pathos, mais aussi lyrique, d’un lyrisme unique dans la littérature concentrationnaire.
Écrit dans les années soixante, ce récit décrit, sur près de trente ans, une vie de captivité entrecoupée de très courts répits de liberté – déportation dans les profondeurs des forêts sibériennes, travail de bagnard dans les îles Solovki, tortures, interrogatoires, peur et survie. Dimitri Vitkovski, ingénieur devenu zek, accusé sans preuves mais lourdement condamné, retrace le monde des persécuteurs et des prisonniers mais aussi, avec une sensibilité de poète, la taïga sibérienne au printemps, la lumière irréelle qui se dégage de la mer Blanche aux îles Solovki, ou une aurore boréale.
Un document pionnier, un petit chef-d’œuvre.
Préface de NICOLAS WERTH, historien internationalement reconnu de l’URSS stalinienne, et avant-propos d’Anna Pilkington, fille de Dimitri Vitkovski.