« C’est comme ça. » Du fond de
mer asséché où les Hongrois ont planté la Hongrie, un homme, Dezső Kosztolányi,
regarde les hommes, lui-même et les autres, vivre, mourir, souffrir, s’agiter,
vibrer, rêver, divaguer. Il entraîne le lecteur avec une force étonnante au
spectacle de ce monde qui est laid, dur, absurde, voué à une vaine comédie, de
cette vie qui ne tolère aucun absolu, où rien n’a vraiment de consistance, où
les individus soliloquent en simulant le dialogue, vivent avec des fantômes
tout en vibrant très fort, d’affection pour le chien fidèle ou d’effroi devant
la mort. Un regard qui est à la fois celui du petit enfant contemplant en
étranger les agitations des grands, celui du spectateur au royaume de mensonges
et de songes qu’est le
théâtre, celui de l’homme qui, devenant presbyte, se demande si c’est le monde
qui s’éloigne de lui ou lui qui tient à distance la laideur du monde. Heureux
ceux qui réussissent à ne pas regarder les autres en face; lui n’y réussit pas,
mais il réussit merveilleusement à dire ce qu'il voit dans une langue dont l’acuité le dispute à l’économie.
Ce
recueil de nouvelles et de courts textes, par la diversité des thèmes, des visions,
des idées, fait briller de ses mille facettes le talent incomparable d’un très
grand écrivain, d’un écrivain hongrois que les Français seront heureux de
découvrir une nouvelle fois, d’un écrivain en définitive moins hongrois qu’universel. (Jean
Perrot)
Maître incontesté de la littérature
hongroise, Dezső Kosztolányi (1885-1936) excelle dans tous les genres: roman,
poésie, essai, nouvelle. Plusieurs de ses œuvres ont été traduites en français,
dont Alouette, Anna la douce, Le
traducteur cleptomane, Œil-de-mer, Cinéma muet avec battements de cœur.
Description:
« C’est comme ça. » Du fond de mer asséché où les Hongrois ont planté la Hongrie, un homme, Dezső Kosztolányi, regarde les hommes, lui-même et les autres, vivre, mourir, souffrir, s’agiter, vibrer, rêver, divaguer. Il entraîne le lecteur avec une force étonnante au spectacle de ce monde qui est laid, dur, absurde, voué à une vaine comédie, de cette vie qui ne tolère aucun absolu, où rien n’a vraiment de consistance, où les individus soliloquent en simulant le dialogue, vivent avec des fantômes tout en vibrant très fort, d’affection pour le chien fidèle ou d’effroi devant la mort. Un regard qui est à la fois celui du petit enfant contemplant en étranger les agitations des grands, celui du spectateur au royaume de mensonges et de songes qu’est le théâtre, celui de l’homme qui, devenant presbyte, se demande si c’est le monde qui s’éloigne de lui ou lui qui tient à distance la laideur du monde. Heureux ceux qui réussissent à ne pas regarder les autres en face; lui n’y réussit pas, mais il réussit merveilleusement à dire ce qu'il voit dans une langue dont l’acuité le dispute à l’économie.
Ce recueil de nouvelles et de courts textes, par la diversité des thèmes, des visions, des idées, fait briller de ses mille facettes le talent incomparable d’un très grand écrivain, d’un écrivain hongrois que les Français seront heureux de découvrir une nouvelle fois, d’un écrivain en définitive moins hongrois qu’universel. (Jean Perrot)
Maître incontesté de la littérature hongroise, Dezső Kosztolányi (1885-1936) excelle dans tous les genres: roman, poésie, essai, nouvelle. Plusieurs de ses œuvres ont été traduites en français, dont Alouette, Anna la douce, Le traducteur cleptomane, Œil-de-mer, Cinéma muet avec battements de cœur.