Je croyais que c'était terminé, bouclé, que l'œuvre foisonnante,
coruscante de Jean Ray ne nous livrerait plus d'inconnues. Que, à part
quelques John Flanders ou Sailor de mauvaise eau, le grand soleil
noir... n'émettrait pas d'autres protubérances sulfureuses, jaillies du
passé pour nous épouvanter et nous ravir. Et voilà maintenant ce
Jack-de-Minuit, qui, plus de vingt ans après la disparition de Jean Ray,
refait surface, tel un de ces derelicts qu'il affectionnait tant. Tout
d'abord, je n'y crus pas. Je pensais à un apocryphe, ou, au mieux, à une
traduction du néerlandais. Mais je dus bientôt me rendre à l'évidence.
Après avoir vu les coupures imprimées et datées, du Bien Public. Après avoir lu. Pas d'erreur possible, c'était bien du Jean Ray, en flacon bouché et millésimé.
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