Des champs de pétrole des Carpates aux cafés
de Montparnasse, ce sont les dix années de la vie d’un jeune Juif roumain, entre
1923 et 1933, racontées avec vivacité, simplicité, humour et une tendresse sans
complaisance envers le narrateur, derrière lequel se dessine aisément l’auteur.
Confronté aux violences d’un antisémitisme récurrent, celui-ci s’interroge sur
les causes qui le nourrissent depuis deux mille ans. Spectateur lucide de la
montée des idéologies pendant l’entre-deux-guerres, Mihail Sebastian, en
décrivant les débats de l’époque, éclaire en même temps ceux qui agitent notre
fin de siècle.
Ce livre, brillant prologue au célèbre Journal
du même auteur, fut, lors de sa parution en Roumanie, l’objet d’un énorme
scandale qui n’avait rien de littéraire. Sebastian avait en effet demandé une
préface à Nae Ionescu, maître à penser de nombreux jeunes intellectuels (Cioran
et Mircea Eliade entre autres). Mais Ionescu, qui se rapprochait alors des
fascistes roumains, écrivit un texte d’un antisémitisme virulent, à la stupeur
d’un Sebastian effondré qui eut cependant l’élégance de publier la préface
telle quelle, « ma seule vengeance possible », disait-il. On lira
avec beaucoup d’intérêt dans la postface le récit de cette « affaire ».
Description:
Des champs de pétrole des Carpates aux cafés de Montparnasse, ce sont les dix années de la vie d’un jeune Juif roumain, entre 1923 et 1933, racontées avec vivacité, simplicité, humour et une tendresse sans complaisance envers le narrateur, derrière lequel se dessine aisément l’auteur. Confronté aux violences d’un antisémitisme récurrent, celui-ci s’interroge sur les causes qui le nourrissent depuis deux mille ans. Spectateur lucide de la montée des idéologies pendant l’entre-deux-guerres, Mihail Sebastian, en décrivant les débats de l’époque, éclaire en même temps ceux qui agitent notre fin de siècle.
Ce livre, brillant prologue au célèbre Journal du même auteur, fut, lors de sa parution en Roumanie, l’objet d’un énorme scandale qui n’avait rien de littéraire. Sebastian avait en effet demandé une préface à Nae Ionescu, maître à penser de nombreux jeunes intellectuels (Cioran et Mircea Eliade entre autres). Mais Ionescu, qui se rapprochait alors des fascistes roumains, écrivit un texte d’un antisémitisme virulent, à la stupeur d’un Sebastian effondré qui eut cependant l’élégance de publier la préface telle quelle, « ma seule vengeance possible », disait-il. On lira avec beaucoup d’intérêt dans la postface le récit de cette « affaire ».