Nous sommes de ceux pour qui le cinéma a été plus qu’un passe-temps et
même plus qu’une passion. Ce « nous » désigne des êtres pour lesquels la
vie en vingt-quatre images seconde est au moins aussi précieuse que la «
vraie ». Le cinéma nous a offert des modèles, des coups de feu dans la
Sierra, des bains improvisés dans la fontaine de Trevi, des
courses-poursuites sur le mont Rushmore, des exploits de samouraïs, des
petits déjeuners chez Tiffany… Puis, vient un jour où l’on croit avoir
tout vu. On se sent un peu orphelin quand Hitchcock, Welles, Hawks,
Wilder, Kurosawa, Fellini, Tati, Huston, Kubrick et les autres n’ont
plus d’images inédites à nous offrir. On guette le dernier Scorsese ou
le dernier Eastwood. Parfois, Allen ou Tarantino suffisent à notre
bonheur. Alors il a fallu fréquenter les clandestins, les mal-aimés,
les films du « second rayon », ceux traités en trois lignes dans les
journaux du mercredi. J’en ai tiré une panoplie cinématographique faite
d’œuvres absentes des palmarès ou des recensions officielles et pourtant
produites au cœur de l’industrie hollywoodienne, pour l’essentiel
d’entre elles ces vingt dernières années, quelquefois par des cinéastes
qui deviendront célèbres comme Michael Mann, Steven Soderbergh ou les
frères Coen. Ces films sont nos contemporains, mais à part quelques
fanatiques, personne ne les a vus ni aimés. Alors, offrez une dernière
séance à Duos d’un jour, La Peur au ventre, Susie et les Baker Boys,
Terrain d’entente et les autres. Goûtez-les sans préjugés, vous ne le
regretterez pas. Et faites passer.
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Alors il a fallu fréquenter les clandestins, les mal-aimés, les films du « second rayon », ceux traités en trois lignes dans les journaux du mercredi. J’en ai tiré une panoplie cinématographique faite d’œuvres absentes des palmarès ou des recensions officielles et pourtant produites au cœur de l’industrie hollywoodienne, pour l’essentiel d’entre elles ces vingt dernières années, quelquefois par des cinéastes qui deviendront célèbres comme Michael Mann, Steven Soderbergh ou les frères Coen. Ces films sont nos contemporains, mais à part quelques fanatiques, personne ne les a vus ni aimés. Alors, offrez une dernière séance à Duos d’un jour, La Peur au ventre, Susie et les Baker Boys, Terrain d’entente et les autres. Goûtez-les sans préjugés, vous ne le regretterez pas. Et faites passer.