Avec Abdelmalek
Sayad, le sociologue se fait écrivain public. Il donne la parole à ceux qui en
sont le plus cruellement dépossédés.
Pierre Bourdieu, 1991
Trente années d’enquêtes réalisées par le sociologue
Abdelmalek Sayad (1933-1998) ont renouvelé l’étude du phénomène migratoire :
à l’immigration dans une société correspond toujours une émigration hors d’une
autre société. L’une ne peut s’expliquer sans l’autre.
Dans les textes rassemblés ici, Abdelmalek Sayad expose
les contradictions vécues par les enfants d’immigrés algériens en France. Tenaillés
entre une société d’accueil qui voudrait les rendre invisibles et des familles
désorientées par la violence de l’émigration, ils sont « étrangers »
à leur pays autant qu’à leurs parents. Pour ces « enfants illégitimes »,
Sayad dévoile la nécessité et les difficultés d’exister politiquement. « La
défense des immigrés, l’amélioration de leur condition, leur promotion sur tous
les plans ne peuvent plus être assurées aujourd’hui que si les intéressés
eux-mêmes et, surtout, leurs enfants engagent leur action dans la sphère
politique. Cette conviction, il fallait la retraduire en termes de lutte, en
faire une arme de combat. »
Description:
Avec Abdelmalek Sayad, le sociologue se fait écrivain public. Il donne la parole à ceux qui en sont le plus cruellement dépossédés.
Pierre Bourdieu, 1991
Trente années d’enquêtes réalisées par le sociologue Abdelmalek Sayad (1933-1998) ont renouvelé l’étude du phénomène migratoire : à l’immigration dans une société correspond toujours une émigration hors d’une autre société. L’une ne peut s’expliquer sans l’autre.
Dans les textes rassemblés ici, Abdelmalek Sayad expose les contradictions vécues par les enfants d’immigrés algériens en France. Tenaillés entre une société d’accueil qui voudrait les rendre invisibles et des familles désorientées par la violence de l’émigration, ils sont « étrangers » à leur pays autant qu’à leurs parents. Pour ces « enfants illégitimes », Sayad dévoile la nécessité et les difficultés d’exister politiquement. « La défense des immigrés, l’amélioration de leur condition, leur promotion sur tous les plans ne peuvent plus être assurées aujourd’hui que si les intéressés eux-mêmes et, surtout, leurs enfants engagent leur action dans la sphère politique. Cette conviction, il fallait la retraduire en termes de lutte, en faire une arme de combat. »