« Ils
ont un gosse parce qu’ils n’ont pas pu avoir de chien », disait Coluche.
Si le mot est cruel et outrancier, il oblige à s’interroger sur la place et le
rôle des animaux dans notre société hyper-zoophile.
Berger et éleveur, Jean-Luc Vadakarn nous tend
avec ce livre un miroir. Dénonçant aussi bien les alibis écologiques des
chasseurs que les bons sentiments aveugles et parfois dangereux des
« amis des bêtes », il montre combien l’animal est
devenu un exutoire, un « médicament de confort pour nostalgiques
des champs, des paradis perdus ». Mais nos chiens qui tournent dans
les squares et dorment sur la moquette sont-ils réellement dans
des conditions compatibles avec leur espèce ?
Au-delà de nos animaux domestiques, c’est tout
notre rapport à la vie que met en cause Jean-Luc Vadakarn. « Le
respect pour le vivant, nous dit-il, devrait, sinon forcer la main à
ouvrir la cage aux oiseaux, du moins mettre un terme à
cette détestable manie de les apprivoiser pour, paraît-il, faire leur
bonheur ». Nous devons notre vie à d’autres vies, végétales ou
animales, mais nous avons perdu le sens de notre place dans la
chaîne. Réflexion décapante et salutaire, ce livre plaide pour que
nous l’y retrouvions — première condition pour une véritable écologie,
sans marchandage ni sensiblerie.
Description:
« Ils ont un gosse parce qu’ils n’ont pas pu avoir de chien », disait Coluche. Si le mot est cruel et outrancier, il oblige à s’interroger sur la place et le rôle des animaux dans notre société hyper-zoophile.
Berger et éleveur, Jean-Luc Vadakarn nous tend avec ce livre un miroir. Dénonçant aussi bien les alibis écologiques des chasseurs que les bons sentiments aveugles et parfois dangereux des « amis des bêtes », il montre combien l’animal est devenu un exutoire, un « médicament de confort pour nostalgiques des champs, des paradis perdus ». Mais nos chiens qui tournent dans les squares et dorment sur la moquette sont-ils réellement dans des conditions compatibles avec leur espèce ?
Au-delà de nos animaux domestiques, c’est tout notre rapport à la vie que met en cause Jean-Luc Vadakarn. « Le respect pour le vivant, nous dit-il, devrait, sinon forcer la main à ouvrir la cage aux oiseaux, du moins mettre un terme à cette détestable manie de les apprivoiser pour, paraît-il, faire leur bonheur ». Nous devons notre vie à d’autres vies, végétales ou animales, mais nous avons perdu le sens de notre place dans la chaîne. Réflexion décapante et salutaire, ce livre plaide pour que nous l’y retrouvions — première condition pour une véritable écologie, sans marchandage ni sensiblerie.