Mario Rigoni Stern, Vénitien
d’ascendance autrichienne, est né en 1921. Il commence sa vie professionnelle
comme employé au cadastre. En 1938, il s’engage dans le conflit de la Seconde
Guerre mondiale, au cours de laquelle il combat en France, en Grèce, en Albanie
et en Russie. Fait prisonnier par les Allemands en septembre 1943, il parvient
à s’évader et à rejoindre à pied son pays natal. C’est cette expérience qu’il
raconte dans son premier roman, Le Sergent dans la neige, publié en 1953.
En 1962, il publie La Chasse aux coqs de bruyère, puis deux autres
romans consacrés à la guerre dont Histoire de Tönle. Il quitte son
emploi au cadastre en 1969 mais continue à vivre sur le plateau d’Asiago, où il
consacre son temps à l’amour de sa terre et à l’écriture.
« Quoique né en 1921, Mario Rigoni Stern
a consacré l’essentiel de son œuvre à la description critique de la guerre de
14.
Témoin indirect, mais non moins bien informé, il
a recueilli les récits de son père, de sa famille, de son entourage pour
construire un univers dominé par l’antimilitarisme. Sa capacité de tenir au
jour le jour la chronique des soldats enrôlés dans un drame inutile a fait de
lui un romancier très singulier, placé à mi-chemin de la fiction et de l’Histoire,
ou, serait-on tenté d’écrire, de l’histoire avec un petit h. Curieusement, ses textes sont intemporels, dans la mesure où ce que
vivaient des garçons de vingt ans en 1914 n’est pas loin de ce que vivent à
travers le monde toutes les victimes de la barbarie des nations. En s’attachant
à des êtres ordinaires, meurtris, Rigoni Stern donne à ses livres une valeur
universelle, qui n’en est que plus frappante. Inutile de préciser que L’Année de la
victoire doit être lu par antiphrase. »
Description:
Mario Rigoni Stern, Vénitien d’ascendance autrichienne, est né en 1921. Il commence sa vie professionnelle comme employé au cadastre. En 1938, il s’engage dans le conflit de la Seconde Guerre mondiale, au cours de laquelle il combat en France, en Grèce, en Albanie et en Russie. Fait prisonnier par les Allemands en septembre 1943, il parvient à s’évader et à rejoindre à pied son pays natal. C’est cette expérience qu’il raconte dans son premier roman, Le Sergent dans la neige, publié en 1953. En 1962, il publie La Chasse aux coqs de bruyère, puis deux autres romans consacrés à la guerre dont Histoire de Tönle. Il quitte son emploi au cadastre en 1969 mais continue à vivre sur le plateau d’Asiago, où il consacre son temps à l’amour de sa terre et à l’écriture.
« Quoique né en 1921, Mario Rigoni Stern a consacré l’essentiel de son œuvre à la description critique de la guerre de 14.
Témoin indirect, mais non moins bien informé, il a recueilli les récits de son père, de sa famille, de son entourage pour construire un univers dominé par l’antimilitarisme. Sa capacité de tenir au jour le jour la chronique des soldats enrôlés dans un drame inutile a fait de lui un romancier très singulier, placé à mi-chemin de la fiction et de l’Histoire, ou, serait-on tenté d’écrire, de l’histoire avec un petit h. Curieusement, ses textes sont intemporels, dans la mesure où ce que vivaient des garçons de vingt ans en 1914 n’est pas loin de ce que vivent à travers le monde toutes les victimes de la barbarie des nations. En s’attachant à des êtres ordinaires, meurtris, Rigoni Stern donne à ses livres une valeur universelle, qui n’en est que plus frappante. Inutile de préciser que L’Année de la victoire doit être lu par antiphrase. »
René de Ceccaty, Le Monde