En 1873,
frais émoulu de l’école d’ingénieurs de Delft, le jeune Rudolf Kerkhoven se
rend dans les Indes orientales pour se consacrer, à l’instar de sa famille, à
la culture du thé. Il prend à bail un terrain sauvage, perdu dans la montagne, couvert
de plantations en friche et de forêts impénétrables mais dont la beauté
majestueuse et secrète le séduit.
Il
épouse Jenny Roosegaarde Bisschop qui, les premières années, lui apporte son
soutien, lui donne de beaux enfants, mais peu à peu s’insurge contre les
conditions de vie précaires, les sacrifices énormes qui ruinent son énergie et
sa santé. Gamboeng devient le symbole de sa frustration affective, son mariage
devient une prison.
De son
côté, Rudolf, grâce à son acharnement au travail, sa frugalité, ses
investissements prudents, parvient en quelques décennies à faire de Gamboeng
une entreprise florissante. Cette préoccupation de tous les instants le rend
aveugle aux souffrances, aux aspirations de Jenny, et aussi à ses troubles croissants
du comportement. Elle se suicide à l’âge de quarante-neuf ans.
Parvenu
en 1918 au crépuscule de sa vie, Rudolf reconnaît ses faiblesses. Son orgueil, son
entêtement ont aliéné l’affection et l’estime des siens dont il a attendu toute
sa vie l’approbation et l’admiration. Ce qui le rend attachant, c’est l’amour
intense qu’il porte à ce lieu qu’il s’est choisi pour y vivre, voir grandir ses
enfants, être enterré.
Dans ce
beau roman, subtilement émaillé de fragments d’archives authentiques, la force
de l’auteur réside dans la puissance de son regard et de ses descriptions, dans
son sens aigu, infaillible du détail. Si Hella Haasse a su conserver mieux que
jamais les souvenirs du paysage de son âme et de sa jeunesse, c’est bien dans Les
Seigneurs du thé.
Description:
En 1873, frais émoulu de l’école d’ingénieurs de Delft, le jeune Rudolf Kerkhoven se rend dans les Indes orientales pour se consacrer, à l’instar de sa famille, à la culture du thé. Il prend à bail un terrain sauvage, perdu dans la montagne, couvert de plantations en friche et de forêts impénétrables mais dont la beauté majestueuse et secrète le séduit.
Il épouse Jenny Roosegaarde Bisschop qui, les premières années, lui apporte son soutien, lui donne de beaux enfants, mais peu à peu s’insurge contre les conditions de vie précaires, les sacrifices énormes qui ruinent son énergie et sa santé. Gamboeng devient le symbole de sa frustration affective, son mariage devient une prison.
De son côté, Rudolf, grâce à son acharnement au travail, sa frugalité, ses investissements prudents, parvient en quelques décennies à faire de Gamboeng une entreprise florissante. Cette préoccupation de tous les instants le rend aveugle aux souffrances, aux aspirations de Jenny, et aussi à ses troubles croissants du comportement. Elle se suicide à l’âge de quarante-neuf ans.
Parvenu en 1918 au crépuscule de sa vie, Rudolf reconnaît ses faiblesses. Son orgueil, son entêtement ont aliéné l’affection et l’estime des siens dont il a attendu toute sa vie l’approbation et l’admiration. Ce qui le rend attachant, c’est l’amour intense qu’il porte à ce lieu qu’il s’est choisi pour y vivre, voir grandir ses enfants, être enterré.
Dans ce beau roman, subtilement émaillé de fragments d’archives authentiques, la force de l’auteur réside dans la puissance de son regard et de ses descriptions, dans son sens aigu, infaillible du détail. Si Hella Haasse a su conserver mieux que jamais les souvenirs du paysage de son âme et de sa jeunesse, c’est bien dans Les Seigneurs du thé.