Le volume publié par Argol est un dispositif littéraire, et déjà un espace théorique qui interroge un espace de convergence possible, ou non. Et le texte par lequel on décide de débuter la lecture oriente un chemin, et trace les lignes d’une dérive, d’une lecture autre, en devenir.
Un volume, deux textes : Le Récit absent serait un essai et Le Baiser de sorcière serait un récit, le conditionnel présent étant utilisé ici non pas pour discuter le statut du texte, mais pour établir d’ores et déjà le pas de côté du livre, et indiquer une perspective oblique qui ne serait la solution de rien, seulement la résonance aporétique de ce que ce dispositif littéraire porte au creux de lui-même.
Un volume, deux textes… et un espace de frôlement. Entre les deux prémisses textuelles, un espace blanc, un espace d’absorption des termes renversés (et aucune solution à la métaphore syllogistique). Car ce livre est une grande trouée qui trouve son point d’équilibre dans le glissement inconciliable des bords.
Deux abîmes donc.
Celui de l’Histoire et de la littérature, comme celui du récit : deux affaires de manque, d’impossibilité, de traces d’absence qu’il s’agit pourtant d’affronter. Les deux textes sont l’écriture de ces manques. Ils les portent en eux : un récit est absent, un récit s’absente de l’Histoire alors que Le Baiser de sorcière affronte cette absence par la métaphore catastrophique du trou (son titre).
Description:
Le volume publié par Argol est un dispositif littéraire, et déjà un espace théorique qui interroge un espace de convergence possible, ou non. Et le texte par lequel on décide de débuter la lecture oriente un chemin, et trace les lignes d’une dérive, d’une lecture autre, en devenir.Un volume, deux textes : Le Récit absent serait un essai et Le Baiser de sorcière serait un récit, le conditionnel présent étant utilisé ici non pas pour discuter le statut du texte, mais pour établir d’ores et déjà le pas de côté du livre, et indiquer une perspective oblique qui ne serait la solution de rien, seulement la résonance aporétique de ce que ce dispositif littéraire porte au creux de lui-même.
Un volume, deux textes… et un espace de frôlement. Entre les deux prémisses textuelles, un espace blanc, un espace d’absorption des termes renversés (et aucune solution à la métaphore syllogistique). Car ce livre est une grande trouée qui trouve son point d’équilibre dans le glissement inconciliable des bords.
Deux abîmes donc.
Celui de l’Histoire et de la littérature, comme celui du récit : deux affaires de manque, d’impossibilité, de traces d’absence qu’il s’agit pourtant d’affronter. Les deux textes sont l’écriture de ces manques. Ils les portent en eux : un récit est absent, un récit s’absente de l’Histoire alors que Le Baiser de sorcière affronte cette absence par la métaphore catastrophique du trou (son titre).