"Aux deux extrémités du marais poitevin, deux mondes: l'un qui serait celui de la terre et des livres, l'autre celui de la mer et de la mécanique. Ma vie s'est construite autour des objets qui peuplaient ces mondes." C'est ainsi que François Bon présente son ouvrage, Autobiographie des objets. L'occasion de comprendre mieux un acteur essentiel de la scène littéraire, qui semble se mouvoir dans un univers qui est encore pour la plupart d'entre nous de science-fiction: celui des nouveaux textes de nos vies, ici, maintenant, tout de suite, sur nos ordis, liseuses, tablettes, téléphones. Autobiographie des objets est un projet né en ligne, sur Tierslivre.net. Le livre évoque 64 objets en autant de courts chapitres évoquant des posts de blogs, avec d'éventuelles répétitions entre eux. Ces objets peuvent être matériels ("nylon", "miroir", le litre à moule", "bateaux à voile"), ou pas: ("le mot Dodge", "Tancrède Pépin"). Ils décrivent le passage du monde ancré des objets paysans à celui plus mobile des mécaniques, jusqu'à ce monde ouvert où les productions se dématérialisent, accessibles par le truchement d'outils de plus en plus légers. Pour François Bon, "le temps des objets a fini", et le livre même, objet par excellence, a perdu ses raisons d'être.
Description:
"Aux deux extrémités du marais poitevin, deux mondes: l'un qui serait celui de la terre et des livres, l'autre celui de la mer et de la mécanique. Ma vie s'est construite autour des objets qui peuplaient ces mondes." C'est ainsi que François Bon présente son ouvrage, Autobiographie des objets. L'occasion de comprendre mieux un acteur essentiel de la scène littéraire, qui semble se mouvoir dans un univers qui est encore pour la plupart d'entre nous de science-fiction: celui des nouveaux textes de nos vies, ici, maintenant, tout de suite, sur nos ordis, liseuses, tablettes, téléphones. Autobiographie des objets est un projet né en ligne, sur Tierslivre.net. Le livre évoque 64 objets en autant de courts chapitres évoquant des posts de blogs, avec d'éventuelles répétitions entre eux. Ces objets peuvent être matériels ("nylon", "miroir", le litre à moule", "bateaux à voile"), ou pas: ("le mot Dodge", "Tancrède Pépin"). Ils décrivent le passage du monde ancré des objets paysans à celui plus mobile des mécaniques, jusqu'à ce monde ouvert où les productions se dématérialisent, accessibles par le truchement d'outils de plus en plus légers. Pour François Bon, "le temps des objets a fini", et le livre même, objet par excellence, a perdu ses raisons d'être.