Chef de file de la jeune littérature suédoise des années quarante, auteur de L'enfant brûlé et du Condamné à mort, Stig Dagerman a 30 ans quand il rédige à la première personne les douze pages de Notre besoin de consolation est impossible à rassasier (Actes Sud, 1981, traduction du suédois par Philippe Bouquet), où il affirme avec autant de force que de désespoir que ni la solitude, ni l'écriture, ni le spectacle de la nature, ni la mort "ne peuvent faire oublier le duel avec la peur où la vie cherche sa souveraineté. Il faut, en opposant la force des mots à celle du monde, se défaire de toutes les fausses consolations pour la seule consolation réelle : (...) celle qui me dit que je suis un homme libre, un individu inviolable, un être souverain à l'intérieur de ses limites". Il se suicide l'année suivante, en 1954
Description:
Chef de file de la jeune littérature suédoise des années quarante, auteur de L'enfant brûlé et du Condamné à mort, Stig Dagerman a 30 ans quand il rédige à la première personne les douze pages de Notre besoin de consolation est impossible à rassasier (Actes Sud, 1981, traduction du suédois par Philippe Bouquet), où il affirme avec autant de force que de désespoir que ni la solitude, ni l'écriture, ni le spectacle de la nature, ni la mort "ne peuvent faire oublier le duel avec la peur où la vie cherche sa souveraineté. Il faut, en opposant la force des mots à celle du monde, se défaire de toutes les fausses consolations pour la seule consolation réelle : (...) celle qui me dit que je suis un homme libre, un individu inviolable, un être souverain à l'intérieur de ses limites". Il se suicide l'année suivante, en 1954