Le projet : un voyage de sept ans autour du monde. La réalité est moins
glorieuse : une croisière d’un an et demi (1907-1908), de San Francisco à
Sydney, en passant par Hawaii, les Marquises, Tahiti, Samoa, Fidji, les
Nouvelles Hébrides et les Salomon, à bord d’un voilier «mal né», un
bateau naufragé avant d’avoir pris la mer baptisé le Snark, comme le
titre d’un livre de Lewis Carroll. Les raisons de ce voyage : la lecture
de Sailing alone around the world, de Slocum, et Stevenson, qui est
passé par là vingt ans plus tôt. Et par défi : pour voir ce que peut
faire une créature « faillible et frêle, gelée tremblotante animée de
palpitations » face aux forces naturelles, « menaces colossales, titans
de destruction, monstres sans le moindre sentiment. »
Les ennuis
débutent dès la construction. Premiers avatars : le lest du bateau est
coulé le matin du grand tremblement de terre de San Francisco. Et la
construction confiée à des ateliers plus ou moins foireux, est un
gouffre financier, même si les ventes importantes de Croc-Blanc assurent
une partie du financement. Finalement l’heure du départ sonne.
L’équipage est composé, en dehors de Charmian, l’épouse, de compagnons
plus ou moins marins, et plus ou moins sociables.
Premier arrêt :
Pearl Harbor, qui n’est encore qu’un relais charbonnier de l’U.S. Navy.
Honolulu, Hawaï, où l’on découvre le surf avec l’auteur et les
pionniers de ce sport, jeunes dieux hâlés par le soleil qui chevauchent
la mer. Plus tard, entre deux tempêtes, London a le temps de lire Typee,
de Melville, avant d’accoster aux Marquises. Ces régions alors
difficilement fréquentables sont l’occasion de longs récits entre
aventure et ethnologie. Pirogues, indigènes, chasseurs de têtes,
massues, arcs et flèches… C’est au cours de ce voyage difficile que
London fera des rencontres qui lui inspireront les Contes des mers du
Sud, écrit sur le bateau, tout comme Martin Eden. Finalement, las des
complications inextricables, et malade comme un chien, London jette
l’éponge dans un hôpital en Australie.
La Croisière du Snark est composée d’articles que l’écrivain adressait aux revues au fil des escales.
Description:
Les ennuis débutent dès la construction. Premiers avatars : le lest du bateau est coulé le matin du grand tremblement de terre de San Francisco. Et la construction confiée à des ateliers plus ou moins foireux, est un gouffre financier, même si les ventes importantes de Croc-Blanc assurent une partie du financement. Finalement l’heure du départ sonne. L’équipage est composé, en dehors de Charmian, l’épouse, de compagnons plus ou moins marins, et plus ou moins sociables.
Premier arrêt : Pearl Harbor, qui n’est encore qu’un relais charbonnier de l’U.S. Navy. Honolulu, Hawaï, où l’on découvre le surf avec l’auteur et les pionniers de ce sport, jeunes dieux hâlés par le soleil qui chevauchent la mer. Plus tard, entre deux tempêtes, London a le temps de lire Typee, de Melville, avant d’accoster aux Marquises. Ces régions alors difficilement fréquentables sont l’occasion de longs récits entre aventure et ethnologie. Pirogues, indigènes, chasseurs de têtes, massues, arcs et flèches… C’est au cours de ce voyage difficile que London fera des rencontres qui lui inspireront les Contes des mers du Sud, écrit sur le bateau, tout comme Martin Eden. Finalement, las des complications inextricables, et malade comme un chien, London jette l’éponge dans un hôpital en Australie.
La Croisière du Snark est composée d’articles que l’écrivain adressait aux revues au fil des escales.