Language: French
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Publisher: Presses Universitaires de France
Published: Jan 1, 2005
Description:
Quatrième de couverture:
« La tendance moderne vers le socialisme signifie une rupture brutale non seulement avec le passé récent mais encore avec toute l’évolution de la civilisation occidentale […]. Ce qu’on abandonne peu à peu, ce n’est pas simplement le libéralisme du XIXe et du XVIIIe siècle, mais encore l’individualisme fondamental que nous avons hérité d’Érasme et de Montaigne, de Cicéron et de Tacite, de Périclès et de Thucydide. »
Publié en 1944, ce manifeste libéral dénonçant les totalitarismes du XXe siècle connaîtra un succès considérable. Selon Friedrich A. Hayek il n’y a pas de différence de nature entre hitlérisme et stalinisme et il n’y a qu’une simple différence de degré entre la social-démocratie, le socialisme et le communisme, car toutes ces idéologies portent en elles une menace envers les libertés individuelles et publiques. « Si nous voulons construire un monde meilleur, nous devons trouver le courage de prendre un départ nouveau même si cela signifie reculer pour mieux sauter » conclut-il. Il nous faut donc abandonner « la route de la servitude », dénoncée dans l’ouvrage et s’engager sur celle de la liberté.
Friedrich A. Hayek (1899-1992) a été professeur à la London School of Economics de l’université de Cambridge, aux universités de Londres, Salzbourg et de Fribourg. Il a reçu le Prix Nobel de sciences économiques en 1974.
Autre résumé:
Aussitôt que l'État entreprend de diriger toute la vie économique d'après un plan, l'encadrement et l'organisation des différents groupements et des individus deviennent le problème politique central. Comme c'est le pouvoir coercitif de l'État qui décide de ce qui sera accordé à telle ou telle personne, on aura avant tout intérêt à chercher à participer de ce pouvoir dirigeant. Toute question économique ou sociale sera, en même temps, une question politique. Sa solution dépendra principalement de la personnalité de celui qui exerce le pouvoir coercitif, de l'opinion des hommes influents.
Je crois que ce fut Lénine lui-même qui lança, au cours des premières années du régime soviétique, la fameuse locution " qui ? pour qui ? ", slogan que, par la suite, le peuple a adopté pour résumer le critère général de la société socialiste. Qui fait des plans pour qui, qui dirige et commande, qui assigne leur place aux hommes dans la vie, qui aura à recevoir sa part déterminée par d'autres ? Seul le pouvoir suprême peut décider de ces questions capitales.
FRIEDRICH A. HAYEK.